Ravivons les vergers de Famenne et Condroz

Pic épeiche dans un pommier

Depuis le milieu du XXe siècle, 99 % des vergers traditionnels ont disparu, remplacés par des systèmes de production fruitière ou des cultures plus intensives, grignotés peu à peu par l’urbanisation ou simplement abandonnés. Une catastrophe pour de nombreuses espèces d’insectes, d’oiseaux ou de chauves-souris qui y trouvaient un refuge idéal. Aujourd’hui, dans le Condroz et en Famenne, Natagora se bat pour conserver les quelques parcelles encore existantes et plante de nouveaux fruitiers et les haies pour les protéger. Nous restaurons ainsi un paysage bocager indispensable à la survie et au redéploiement d’une importante biodiversité. Dans les deux années à venir, nous envisageons la restauration de 10 ha de ces prés-vergers, en plantant notamment quelques 400 arbres. Pour acheter les terrains et les plants et organiser les travaux de restauration, nous avons besoin de votre soutien financier. Avec l’achat du terrain et la main d’oeuvre, le coût total de la plantation d’un fruitier haute-tige revient à 300 euros. Quatre dons de 75 euros sont donc nécessaires pour un pommier ou un poirier (terrain compris). Et grâce à votre générosité, vos enfants et petits-enfants en cueilleront les fruits...

Les vergers traditionnels, une aubaine pour la biodiversité

Des cavités indispensables à la faune

Ils permettent d’améliorer les conditions de vie et de circulation de nombreuses espèces d’oiseaux, de chauves-souris, d’amphibiens, de reptiles et d’insectes. Ces espèces y trouvent toute l’année une offre abondante en nourriture. Elles bénéficient aussi de nombreux gîtes grâce aux cavités qui se développent dans les vieux arbres.

Ces cavités profitent à une microfaune diversifiée, dont certains coléoptères devenus rares comme la cétoine dorée ou le très beau lucane cerf-volant. Certains syrphes les utilisent également pour se reproduire. Toute cette petite faune attire ensuite un important cortège de prédateurs. Les petits et grands rhinolophes sont ainsi friands des vieux vergers, chassant à l’affût sous les houppiers cette entomofaune variée. D’autres espèces comme les oreillards ou la sérotine commune utilisent ces cavités comme gîtes d’été. Le sympathique lérot aime également s’y blottir.

Des sites de nidification pour de nombreux oiseaux

Ce sont aussi des sites de nidification privilégiés pour les mésanges charbonnière et bleue, la chouette chevêche, l’étourneau sansonnet ou le moineau friquet. La plupart des espèces d’oiseaux attirées par les vergers sont insectivores, mais les oiseaux granivores et les rapaces (chevêche, faucon crécerelle) y trouvent aussi leur bonheur.

Sauvegarder le patrimoine fruitier

Les prés-vergers permettent aussi la diversification des fruits que nous consommons. Les cwastresse simple, belle fleur à large mouche, gueule de mouton, poire notre-dame ou reine-claude d’Oullins…sont quelques-uns des noms enchanteurs des anciennes variétés fruitières qui ne demandent qu’à se redéployer dans nos campagnes. Avec votre soutien, nous pourrons acheter les terrains et mener les travaux nécessaires à la sauvegarde de ce patrimoine naturel, rural et gustatif !

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