Étang de Launoy

Création en 1999
Une superficie de 9,98 hectares
Accessibilité :

La belle nature cellipontine

Pont-à-Celles, morne plaine ? Que nenni ! Aux portes du village et longeant le canal Bruxelles-Charleroi, l’étang de Launoy offre une belle diversité de milieux aux naturalistes de passage. Entre deux parcelles cultivées, une série de billes de chemins de fer, plantées à la verticale, forment une haie d’honneur pour les visiteurs. Tout le monde est plus que bienvenu sur le site car, plutôt qu’une réserve, il s’agit d’un "refuge naturel".

Un espace ouvert à tous

Créé à partir des subsides régionaux pour l’acquisition et l’aménagement d’espaces verts publics, il se doit de rester ouvert à tous. Deux chemins bien balisés en font d’ailleurs le tour : le « sentier du torcol » et le « sentier du loriot », dont les noms laissent présager la diversité d’oiseaux qui peuplent l’endroit. Le site a été créé à partir de remblais de creusement du canal Bruxelles-Charleroi, qui jouxte les lieux. Au beau milieu de ces terrains majoritairement boisés, se trouvent un ancien étang de pêche et de nombreuses petites zones humides où se forment des roselières propres à accueillir la rousserolle effarvatte ou de nombreux amphibiens. 

Lotissement pour les pics

La tempête de 2010, qui a arraché plusieurs toits dans la région, a laissé des traces ici également. De nombreux peupliers ont été brisés, ne laissant subsister que des troncs morts sur pied. Une aubaine pour les pics et de nombreux insectes qui y trouvent refuge. Leur présence crée un paysage à l’aspect mystérieux. La plus grande partie du site est faite de milieux forestiers. Les essences présentes sont étranges : des plantations serrées de saules qui montent comme des bouleaux, des plantations mixtes d’aulne glutineux et d’aulne blanc, des plantations de mélèzes… 

Dans la forêt, un beau nid de rapace

Tout cela date et avait peut-être comme origine une volonté de stabiliser ces talus qui bordent le canal. De nombreuses espèces s’y plaisent, en tout cas. Entre les branches, le promeneur pourra apercevoir un beau nid de rapace. Est-ce celui du hibou moyen-duc qui est souvent aperçu sur les lieux ? En tendant  l’oreille, il entendra le pic épeiche s’annoncer, toquant sur les troncs, avant de s’élancer entre les arbres de son vol chaloupé.

En savoir plus sur cette réserve

Les espèces

Epipactis à larges feuilles
Hibou moyen-duc
Pic épeiche
Pic épeiche
Triton alpestre

Responsable

Jean-Pierre Pigeolet

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