Comogne

Création en 1996
Une superficie de 29,37 hectares
Accessibilité :

La prairie à ophioglosse

La réserve naturelle de Comogne s’étend dans un bel ensemble bocager de Famenne, entre Focant et Lavaux-Sainte-Anne. Elle est essentiellement constituée de prairies plus ou moins humides et d’une zone plus forestière parsemée de clairières. Cette pluralité de milieux est favorable à une belle diversité tant animale que végétale.

Un site historiquement bien conservé

Anciennement couvert d’épicéas, le site de Comogne a été transformé en pâture dans le courant des années trente. À cette époque, les prairies semi-naturelles dominaient en Famenne. Abondamment fleuries, elles étaient exploitées de manière extensive. Dès les années quarante, l’agriculture a privilégié les prairies permanentes, plus productives… mais beaucoup moins favorables à la biodiversité. Les prairies de Comogne font exception. Les amendements n’y ont jamais été très importants, ce qui a permis de conserver leur grande valeur écologique.

Des prairies qui détonnent

Si les prairies de Comogne se démarquent nettement des autres prairies de Famenne, c’est avant tout par leur grande richesse floristique. Plus de cent cinquante espèces végétales y ont été dénombrées ! On y trouve notamment des espèces rares liées à des milieux fragiles, comme l’ophioglosse vulgaire, le sélin, la succise des prés, ainsi que quelques belles orchidées.

Des habitats variés pour une faune diversifiée

Pour les insectes aussi, la réserve de Comogne est un espace d’exception. L’abondance de criquets et sauterelles est remarquable, avec en particulier la présence des criquets verdelet et marginé, peu fréquents en Famenne. Les mares sont fréquentées par diverses espèces d'amphibiens, dont le rare triton crêté. Côté plumes, les zones humides et les espaces bocagers sont idéaux pour les oiseaux. Plusieurs couples de pie-grièches écorcheur nichent chaque année dans l’important réseau de haies. Au crépuscule, on y entend le rossignol, la locustelle et parfois même le très rare râle des genêts. Dans le bois de bouleaux, clair et humide, on rencontre parfois la bécasse des bois. Et de nombreux rapaces diurnes profitent du site car les proies y sont variées et abondantes.

En savoir plus sur cette réserve

Les espèces

Grande tortue
Locustelle tachetée
Ophioglosse vulgaire
Triton crêté